Les conférences sont finies, les valises sont posées et la fatigue est encore présente, mais quel plaisir que cette nouvelle édition des Rencontres de l’Esprit Critique de Toulouse. Retour sur le millésime 2026 du festival !
Mais c’est quoi les Rencontres de l’Esprit Critique (REC) ? Premier festival international dédié à la pensée critique, le REC est un évènement unique en son genre. Pendant un week-end, le public a accès gratuitement à des experts et expertes, des vulgarisateurs et vulgarisatrices, sur des sujets extrêmement variés allant de la sexologie à la physique quantique, en passant par le droit et les questions autour du nucléaire ! Dévoué à la diffusion du savoir, c’est pour nous et pour le public un moment hors du temps où une ancienne ministre de la santé déjeune aux côtés d’un mentaliste.

Les membres du Tiroir sont des habitués des Rencontres de l’Esprit Critique ; nous avons été présents dès les balbutiements du festival, et c’est même à cette occasion que nous nous sommes pour la majorité rencontrés ! Depuis plusieurs éditions, nous y allons et présentons des conférences sur nos sujets de prédilections, et cette année ne manque pas à ce qui devient peu à peu une tradition pour nous.

Pendant ce week-end, nous avons ainsi pu présenter les conférences et tables rondes suivantes :
Yannis et Sacha, accompagnés de Sébastien de Vous Avez le Droit, ont animé une table ronde nommée “Vous avez le droit… à l’esprit critique”. Nous avons d’abord expliqué la place du droit, en tant que discipline, comme mode de production de connaissance et comme expertise de ce qui est licite ou illicite, sans que cela n’implique de jugement moral. Cela nous a permis de montrer que si le droit, en tant qu’ensemble de règles, est évidemment dicté par le politique, la discipline académique n’est pas une question de politique. Cela veut dire que les règles juridiques ne sont pas nécessairement logiques, et qu’elles peuvent être édictées sans nécessairement suivre les recommandations scientifiques. Mais le droit peut aussi être mobilisé pour protéger l’esprit critique. C’est le cas de la liberté d’expression, qui permet de protéger la possibilité de tout un chacun de dénoncer les charlatans. On trouve aussi des protections spécifiques, qui vont pallier le manque éventuel d’esprit critique des citoyens. C’est le cas des protections particulières du consommateur, mais aussi le cas de la protection contre l’entrave à l’IVG. Et si vous voulez le détail, vous aurez la rediffusion des captations bientôt !


Marine a, elle, été présente sur plusieurs fronts ! Tout commence avec son intervention nommée “L’expérience du sel homéopathique de Nuremberg de 1835 : à la découverte du premier essai contrôlé randomisé en double aveugle publié”. Sa conférence nous transportait en 1835 à Nuremberg. Elle y a présenté sa traduction originale de ce texte, et en a proposé une lecture moderne au regard des critères scientifiques actuels. Enfin, elle a présenté le contexte historique et scientifique de cette expérience et son impact sur l’histoire des sciences.

Puis, cheveux aux vents, elle s’est précipitée dans l’amphithéâtre pour une table ronde avec Karine Lacombe (médecin et chercheur) et Stéphanie Lukasik (Maître de conférences, enseignante-chercheuse) où se mêlaient les points de vue de chercheuses, médecins et vulgarisatrices. La discussion, animée par Pauline Delahaye, a mis en lumière les difficultés liées à la désinformation en santé dans le bureau de consultation, mais aussi dans les laboratoires de recherche, les hôpitaux, les institutions nationales et européennes. Des solutions ont été envisagées pour combattre ce fléau à toutes les échelles.

Nos interventions étant le matin, nous avons profité du reste de la journée pour aller voir les autres conférences et visiter les stands présents, notamment celui du GEIPAN (Groupe d’Études et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) qui propose tous les ans des animations autour des OVNIs et de leur étude ancrée dans une démarche sceptique !
Enfin en soirée, nous avons eu la chance d’assister aux spectacles proposés par Yann Frisch, Bertrand Hénot et Clément Freze. Nous avons été époustouflés par la prestation de magie de Yann, complètement bluffante, et magnifiquement complétée par les explications de Franck Ramus et Magali Lavielle-Guida (perso, on n’avait pas vu la cinquième main).

Le dimanche et pour la première fois, c’est à la Halle aux Grains de Toulouse que s’est déplacée l’action, pour deux spectacles. Le premier, musical et animé par Jean-François Zygel, nous a permis de faire comprendre comment la réussite d’une improvisation, sa musicalité et l’usage de motifs sont intimement liés. Tandis que le second, plus léger et joué par l’époustouflant Régis Falque et de NOMBREUX invités, a joué avec notre cerveau pour en dévoiler les forces et faiblesses ! Une découverte sensationnelle d’un énième belge doué pour la vulgarisation et l’humour.
En somme, un week-end absolument génial, vivement l’année prochaine ! Bravo à l’équipe du REC et en particulier à Willy pour nous avoir encore permis de passer de super moments dans un festival qui est un véritable écrin pour vulgarisateurs et vulgarisatrices.

